L'écologie dans le Douaisis, avec et pour vous !Nicolas Froidure

La FAQ

Les réseaux sociaux représentent un bon moyen de s’adresser à une population plus large que les seul·es initié·es du milieu politique.

Ils sont cependant aussi le lieu privilégié par les personnes mal intentionnées pour dire tout et n’importe quoi, notamment sous couvert d’anonymat.

Pour gagner en temps, mais aussi en qualité, au lieu de répondre individuellement, je prendrais le temps de détailler mes réponses aux diverses attaques et je les consignerai ici afin d’ensuite partager un lien vers celles-ci à la suite des commentaires sur les réseaux sociaux.

Ces questions pourront parfois vous paraitre farfelues, je n'en suis pas l'auteur, seules les réponses sont de mon fait.

Une manière simple, d’illustrer mon approche bienveillante envers nos concitoyen·ne·s en menant des réflexions construites et constructives.

Êtes-vous de gauche ? 🔗

Certain⋅es prônent une écologie de droite (!?), je vous rassure tout de suite, l’écologie est incompatible avec les idéologies conservatrices et néo-libérales.

Mais l’écologie est-elle de gauche, et donc, suis-je de gauche en tant qu’écologiste ?

En fait, tout dépend de la définition qu’on donne à la gauche. Si, la gauche, est un segment sur lequel on trouve le socialisme et le communisme, alors, non. Via cette lecture, la gauche est tout au plus compatible en partie avec l’écologie.

Ces doctrines ont été créées à des moments de l’Histoire où personne n’avait conscience des limites planétaires. L’écologie est en dehors de la gauche prise en ce sens puisqu’elle répond à des enjeux nouveaux.

En revanche, si l’on considère la gauche dans le sens qu’elle avait lors de sa genèse; "celles et ceux qui veulent changer le monde", alors, oui, indéniablement, l’écologie est de gauche et je me positionne franchement à la gauche des écologistes : je souhaite un changement rapide et profond car je considère qu’il y a urgence (climatique, environnementale et sociale).

Comme les autres mouvements de gauche qui souhaitent changer le monde (et l’on peut s’interroger sur la véritable volonté de certaines personnes ou certains partis se réclamant de gauche), l’écologie a un projet de société qu’elle juge meilleure que la société actuelle.

C’est d’ailleurs le sens des unions ponctuelles formées entre les écologistes et la gauche : nous sommes d’accord sur certains (pour ne pas dire de nombreux) changements et, parfois, il vaut mieux avancer un peu que pas du tout.

L’écologie au détriment des plus pauvres ? 🔗

Certaines personnes à droite comme à gauche tentent de discréditer les écologistes aux yeux des plus modestes en arguant que celle-ci serait "punitive".

Les écologistes, de surcroît, ne connaîtraient pas le peuple. Leur militant·es et sympathisant·es ne seraient que d’horribles bourgeois·es qui tenteraient d’imposer leur mode de vie à un peuple qui n’en aurait pas les moyens.

Je caricature à peine ces propos qui me désolent surtout quand ils viennent de personnes se réclamant de la gauche.

Ne nous trompons pas de diagnostic, c’est l’économie qui est punitive. Souvenons-nous qu’autrefois, il n’existait que du bio. C’est la financiarisation de notre monde qui le mène à sa perte.

Et quand une famille ne peut se permettre d’acheter des produits sains, ce n’est pas parce que c’est trop cher de les produire, mais bien parce qu’une bonne bonne partie de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (15% environ), parce que la captation de richesse par les plus puissant n’a jamais été aussi efficiente (et cela s’est accentué avec la crise de la COVID-19).

On parle également du coût de l’essence pour dénoncer les écologistes, mais précisément, les écologistes n’ont eu de cesse de dénoncer la dépendance à l’automobile. Tout le monde connaît le pic pétrolier et le réchauffement climatique depuis des décennies. Le coût des carburants est exogène et il faut effectivement adresser ce problème : l’écologie est justement la clé. Gratuité des transports en commun, auto-partage, véhicules électriques (mais sous conditions).

On le voit, l’écologie, quand on la connaît est une réponse à tous ces problèmes vécus par les populations les plus défavorisées. Je fais parti de celles et ceux qui croient fermement que l’écologie est incompatible avec la droite car elle ne laisse, justement, personne au bord du chemin.

Enfin, sur la prétendue sociologie des écologistes, je n’ai pas besoin de chercher bien loin pour contredire ces jugements à l’emporte pièce : j’ai moi-même eu des débuts professionnels chaotiques ; travail d’appoint dans les champs, intérim, chômage, SMIC et j’ai même été éligible au RSA lors de ma première année de création d’entreprise, et comme de beaucoup de français·es, j’ai eu honte et n’y ait pas eu recours, une aberration.

Bref, l’écologie c’est intrinsèquement social. Et pour vous en convaincre, examinez l’immobilisme des responsables de la casse sociale en France : si l’écologie n’entrait pas en contradiction avec la concentration des richesses, elle serait mise en œuvre depuis longtemps.

Uni·es pour la vie ? 🔗

Une arlésienne des politiques douaisien·nes serait l’idée qu’en politique, on s’unit pour la vie.

Ainsi, s’unir, un jour, serait être lié à jamais avec celles et ceux avec qui l’union a été faite.

Vous vous en doutez sûrement, je pense que ce n’est pas le cas.

Une union se scelle via un contrat de mandature, elle ne lie donc ses parties prenantes que le temps de ce dernier. Elle peut même être rompue quand les termes du contrat ne sont pas respectés.

De fait, par exemple, à Douai, un contrat nous lie aux autres forces de gauche pour ce mandat. Il permet à nos élu·es de porter une vision écologique partielle mais tangible.

Une union est un compromis. Il est cependant fallacieux de la faire passer pour ce qu’elle n’est pas : une compromission.

Elle le deviendrai si les idées étaient abandonnées en cours de route. C’est pourquoi un mandat d’union est souvent plus difficile à exercer : il faut sans cesse peser le pour et le contre, mesurer les acquis et les comparer aux compromis. La balance est souvent délicate.

Je suis tactiquement favorable à l’Union, mais avant tout pour modifier les scrutins et permettre la pluralité grâce à la proportionnelle.

En attendant, je pense qu’il faut alterner entre union et autonomie pour agir sans être invisibilisé.

Les écologistes tous dans l’hyper centre ? 🔗

C’est un peu la critique facile qui tente d’instiller le fait que les écologistes seraient déconnecté·es des réalités que vivent les français·es au quotidien.

Une attaque dénuée de fondement. En effet, si je prends le cas d’EÉLV, qui est un mouvement national démocratique, il existe bien entendu bien des adhérent·es hors de Paris. Dans toutes les régions d’ailleurs.

Une formation comme EÉLV qui a obtenu plusieurs mairies, mandats départementaux et régionaux dans des secteurs ruraux comme métropolitains, est bien entendu aux prises avec les réalités des français·es.

Si je prend l’exemple du GL du Douaisis, nous avons des adhérent·es de divers milieux (des agriculteurices, des personnes sans emploi, des étudiant·es...).

Je suis moi-même plus rural que citadin étant donné que j’ai passé toute ma jeunesse dans un village de 1500 habitant·es.

Bref, vous l’aurez compris, discréditer les écologistes est la passion de certain·es idéologues de comptoir, ne tombons pas dans le panneau et parlons des idées et de l’avenir de notre société.

Vouz avez brillé par votre absence à la manifestation X ! 🔗

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la politique locale, j’ai été frappé par le nombre de publications politiques du type : « Cette après-midi j’étais aux côtés de X pour dire au combien Y »...

Disons-le tout de go, je ne suis pas de celles et ceux qui jouent à ce petit jeu de dupes.

Tout d’abord, car, à ce dernier, j’ai forcément perdu d’avance. J’ai un emploi de cadre prenant, de surcroît sur Lille, et je ne peux donc me libérer en pleine semaine plusieurs fois pour assister à tous les événements et manifestations organisés en ville, même si je les soutiens de tout cœur.

En effet, avec le temps qui me reste, j’essaie toujours de gérer mon engagement selon des priorités simples :

  • être utile : assister à une manifestation est utile, mais cela entre en concurrence avec d’autres usages possibles de mon temps, et il y en a tellement...

  • rencontrer mes concitoyen-nes, leur accorder du temps : au final, dans de nombreuses manifestations, on rencontre toujours les mêmes personnes. C’est bien d’y aller, mais on ne peut pas faire que cela. Je mets un point d’honneur à rencontrer des personnes diverses, dans leur quotidien et pour ce faire, je trouve aussi utile de faire des actions comme mon tour du Douaisis, le tractage/collage ou de faire mes ballades en ville (mes "tours d’inspection" comme je les appelle 😊).

Même les élu·es, dont la fonction le nécessite, ne peuvent être présent·es de façon exhaustive car la lutte s’exerce sur tous les fronts. Si un·e élu·e fait son travail correctement (se saisir des dossiers, porter la voix de son territoire et rendre compte aux citoyen·nes), cela laisse peu de temps pour pavoiser.

Enfin, ne soyons pas dupes, de nombreuses personnes manifestent contre des situations dont leur sensibilité politique est responsable et instillent un fatalisme auquel je ne me résous pas.

Bref, les militant·es/élu·es/candidat·es doivent être jugé·es sur leurs actes, leurs votes, leurs prises de position, et non sur leur pointage aux manifestations/événements.

N’est-ce pas mégalo d’avoir son propre site ? 🔗

Cette question m’a été posée récemment et j’avoue qu’elle m’a un peu abasourdi. Je ne m’y attendais pas.

Bien-sûr que chacun⋅e peut disposer de son propre nom comme il/elle l’entend. Et je ne fais pas exception à la règle.

En arrière fond de cette affirmation, se trouve, la volonté de discréditer ma parole, en me faisant passer pour un nombriliste, c’est le jeu des élections... comme on ne voudrait plus le voir.

J’ai créé ce morceau d’Internet pour des raisons politiques et pour exprimer mon avis sur les sujets qui me tiennent à cœur, pas pour flatter mon ego.

L’occasion pour moi de vous flécher vers le site Internet de quelques personnes dont j’aime les écrits : David Cormand, Marine Tondelier, Alain Coulombel et, bien-sûr, Stéphanie Stiernon.

Êtes-vous pour interdire la viande ? 🔗

Un autre grand thème cher à nos détracteurs et détractrices, la viande ! Selon elleux, les écologistes souhaitent priver l’humanité du plaisir d’en manger.

En tant qu’omnivore, bien entendu, je n’ai aucun problème avec le fait de manger de la viande.

En revanche, la souffrance infligée aux animaux dans certaines exploitations (ou plutôt devrais-je dire, usines), n’est pas acceptable ! Je suis parfaitement aligné avec le fait que l’agriculture industrielle (et donc l’élevage industriel) sont néfastes, même si cela signifie de la viande un peu plus chère et donc, que l’on en mangerait un peu moins souvent.

Et cela tombe bien ! Selon une étude de Carbone 4 (p. 7), environ 18.51% de notre empreinte carbone individuelle serait due à notre alimentation, dont, principalement, la consommation de viande.

On peut donc, en mangeant moins de viande, réduire significativement notre enpreinte carbone. C’est de plus meilleur pour la santé !

Enfin, manger moins de viande, c’est aussi permettre une offre de meilleure qualité (donc, une viande meilleure pour la santé) et du stockage carbone dans les près grâce à l’élevage pastoral.

Bref, sans interdire la viande, on peut remettre en cause son statut d’aliment roi, pour notre santé et contre le réchauffement climatique !

Êtes-vous pour interdire la voiture ? 🔗

Le sujet mérite plus qu’une simple réponse dans cette FAQ et je me plierai à l’exercice le moment venu (c’est maintenant fait ! Voici l'article de blog).

Cependant, je tiens dors et déjà à rassurer mes concitoyen·nes, je ne souhaite pas que les voitures soient interdites. J’en possède une moi-même qui nous sert peu, mais dont l’usage est important pour des raisons familiales.

D’ailleurs, personne, sérieusement, parmi les écologistes ne pense à cela. C’est surtout un chiffon rouge agité par nos adversaires pour tenter de nous décrédibiliser.

Il faut cependant que la voiture perde du terrain. En ville, évidemment, mais partout ailleurs quand c’est possible. Pour ce faire de nombreuses voies sont empruntables et, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles sont à peine explorées, à ce jour, par les pouvoirs publics.

Donc, oui à la voiture quand il n’y a pas d’alternative (j’ai moi même vécu à la campagne un bon nombre d’années et je sais combien cet outil y est central).

Mais non à la voiture reine de tous les espaces et de tous les investissements (on se souvient des milliards concédés aux industriels automobiles par Emmanuel Macron, mais aussi plus récemment à Renault pour l’implantation de l’usine Envision).

Avez-vous viré Jackie Avenel ? 🔗

Dans un article de "La Voix du Nord", Mr Avenel m’a accusé de l’avoir "viré" du groupe local Europe-Écologie les Verts de Douai.

Bien-entendu, je vous rassure, il n’en est rien. EÉLV est un parti où la démocratie et la décision collective ont une importance capitale. Il a, en fait, claqué la porte à grands fracas en tentant de faire un maximum de dégâts...

Ce dernier n’a pas digéré le fait que nos militant·es ne se reconnaissent pas en lui, ni en ses choix, lors de sa mandature en tant qu’adjoint au cadre de vie de la ville de Douai et conseiller communautaire à Douaisis Agglo.

En conséquence, il n’a pas été placé à la hauteur de ses espérances lors du vote des militant·es EÉLV de Douai sur la liste des candidat·es aux élections municipales de 2020.

Parmi les décisions qui lui ont été reprochées, on peut citer :

  • son vote favorable au boulodrome à 9.5M€ initié par Christian Poiret,

  • la clôture du parc Bertin (et la mise en difficulté des cyclistes traversant le parc dû au tourniquet positionné à l’entrée),

  • ses sorties caractérielles et irrespectueuses des personnes osant le contredire.

Je trouve cela triste de devoir clarifier cela ici, mais avec l’article de la Voix du Nord qui est resté en ligne malgré le démenti du groupe local, je n’ai guère le choix que d’utiliser ce blog pour mettre en lumière la vérité...

Lire le communiqué d’EÉLV Douaisis à ce sujet

Une personne dit être bannie de votre page Facebook / Twitter ? 🔗

C’est possible, si tel est le cas, voici les différents cas de figure :

  • des insultes, menaces ou propos tendancieux et/ou incohérents on été formulés, dans ce cas, ils ont été supprimés et la personne bannie,

  • des actions négatives répétées, de nature à provoquer le désordre dans les différents débats / commentaires ont été relevés,

  • du spam pour obtenir de la visibilité à mon détriment a été envoyé,

  • des propos de nature à engager ma responsabilité ont été tenus.

Ce n’est jamais une décision facile de bannir quelqu’un⋅e, mais mon objectif premier est d’informer les personnes en droit de voter des raisons pour lesquelles l’écologie politique répond aux enjeux contemporains et de répondre à leurs interrogations.

Chacun⋅e reste, bien sûr, libre de poster et d’engager sa propre responsabilité sur son compte personnel, mes publications restent partageables par toutes et tous. La liberté d’expression est donc respectée, même si l’audience ne sera pas forcément au rendez-vous 😉.